D’une pétition à la création d’une marque de running made in France écoresponsable

Pourquoi créer une marque de running écoresponsable ? D’où vient cette idée ? Quelles ont été les étapes de création de la marque ? Ces questions, on va y répondre car rien ne nous prédisposait à lancer une boîte. On a grandi à la campagne bien loin de la startup Nation (Nathan à Arques dans le Nord-Pas-De-Calais, Flavien à Pont-Audemer, une petite ville Normande). Rencontrés sur les bancs de l’école, on a alors décidé de vivre autrement.

La prise de conscience : une mission humanitaire aux Philippines.

Janvier 2019, on décide de partir 6 mois aux Philippines pour faire une mission humanitaire (l’ONG Gawad Kalinga). Ce qu’on veut ? Être sur le terrain et aider à notre niveau ces communautés que nous allions rencontrer.

Flavien a vécu à Bulacan. Là-bas il s’est engagé auprès de Plush and Play, une entreprise sociale qui fabrique des peluches made in Philippines. De son côté, Nathan a vécu dans une communauté située à Tarlac. Il passera la plupart de son temps sur la construction de lieux agricoles pour la communauté.

 

 

Il y a ce qu’on « fait », il y a surtout ce qu’on vit. Et là bas on s’est sentis vivants et aimés par ces communautés.

On a aussi découvert un autre quotidien, un quotidien bien différent de celui que nous connaissions ici en France.

Là-bas les maisons sont bricolées et non isolées. Mais ça n’empêche pas de se sentir bien hébergé.

Là-bas, on vit à 5 dans un 20m² : la pièce principale fait office de pièce de vie, de cuisine et même de chambre. Mais il y a toujours de la place pour un invité.

Là-bas, on gagne si peu qu’on se met à bosser dès qu’on est en âge de travailler. Mais on est toujours prêt à partager.

Bref, on a pris une belle leçon de vie.

"Tito Mario cumulait 2 jobs pour subvenir aux besoins de sa famille. Maçon la journée, gardien la nuit. Malgré tout ça, il était toujours partant pour faire un basket avec ses fils. Si son anglais était approximatif (le mien aussi d’ailleurs), on se comprenait en un coup d’oeil."

2 choses nous ont marqués (outre le fait qu’on se faisait courser par des chiens pendant nos sorties de course à pied 😅) :

  • La pollution plastique : Tu t’en doutes, ce n’est pas un nouveau fléau. Mais ce dernier est bien plus visible dans les pays d’Asie. Probablement parce que le traitement des déchets y est différent. Qu’importe le pourquoi du comment, c’est très impactant de voir de nos propres yeux tous ces plastiques enterrés, brûlés ou jetés dans les rivières et les océans.
  • Les conditions de travail : qu’elles soient pénibles ou difficiles, nous avons constaté que ces habitants en « difficulté » ne sont pas considérés ni même correctement rétribués pour leur travail : précarité, risque pour leur santé, aucune sécurité de l’emploi, … .

Aucun doute, ce moment de vie nous a profondément donné envie de nous lancer dans un projet à impact.

« Le meilleur moyen de prédire l’avenir c’est de le créer. » Peter Drucker.

 

Une pétition pour (essayer) changer le monde.

Oui oui. C’est bien connu : l’industrie textile n’a pas une bonne image vis à vis de la pollution et des mauvaises conditions de travail des populations (cf. l’effondrement du Rana Plaza). Ce cher Peter Drucker a bien raison. Si nous n’aimons pas les choses que nous vivons, nous pouvons toujours créer ce changement.

On nous dit de consommer « moins mais mieux ». Mais encore faut il avoir les bonnes informations pour améliorer sa consommation. Or l’industrie textile se veut plutôt opaque, notamment sur les conditions de fabrication.

En s’inspirant du nutri-score et de l’aventure menée par Yuka, nous lançons en Mai 2020 une pétition. L’objectif : demander la mise en place d’un social score sur l’étiquette de nos vêtements. Malgré presque 30 000 signatures, nous comprenons rapidement que nous ne pourrons pas aller au bout de cette initiative…

> Découvrir le contenu de la pétition.

Déçus mais pas abattus, nous décidons d’initier le changement autrement.

Le social score : l’indicateur qui donne une note sur les conditions de fabrication de nos vêtements.

social score : l'indicateur qui note les conditions de fabrication de nos vêtements

La création de Bomolet : une marque de running française et écoresponsable.

Passionnés par le running et grandement sensibilisés à l’étiquetage de nos vêtements, nous avons appris à lire les étiquettes. Difficile alors d’ignorer que 99% des vêtements de running sont fabriqués à l’autre bout du globe. Prenons l’exemple du t-shirt : un t-shirt de sport classique parcourt en moyenne plus de 40000km avant d’arriver sur nos épaules. Soit 948 marathons (Même si on adore courir, il y a peu de chances qu’on les court dans notre vie 😅). Et tout ça ce n’est que la partie visible de l’iceberg.

Bref pas mal de choses qui clochaient. Pas vraiment satisfaits des vêtements que l’on portait sur le dos, on décide de tout reprendre à zéro.

« S’il nous est difficile de faire bouger les lignes. On s’est dit qu’on allait faire bouger les mollets. »

Ni une, ni deux, on a contacté 300 coureurs. D’abord pour comprendre leurs besoins. Ensuite pour co-créer avec eux le premier produit. Puis on s’est entourés d’experts : Louise, une amie styliste et Laurent, spécialiste des tissus techniques.

Ça y est. C’était parti. On y a mis l’envie et nos 3000€ d’économies.

On s’est alors lancés avec un rêve : donner envie aux gens de s'engager à travers la course à pied. C’est de là qu’est né Bomolet.

> En savoir plus sur notre démarche.

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